ILS INCARNENT L'ENTREPRISE NATIONALE

Même si le chemin de l'émergence est encore long, le Sénégal peut compter sur ses filles et fils qui croient encore au "patriotisme économique" et font tout pour faire bouger l'économie nationale. Aujourd'hui, presque dans tous les secteurs-clés, les Sénégalais investissent, créent des emplois et des richesses, paient des impôts…

Dans l'Agro-industrie, l'ex-superpuissante Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) se fait titiller par des commerçants de Sandaga qui lui disputent des parts toujours importantes dans l'importation du sucre. Dans la farine également, Babacar Ngom (SEDIMA), même s'il se la joue modeste, a quand même pu décrocher 10% du marché, pour seulement sa première année d'existence… Le baobab est secoué !

Dans un secteur touristique qui vit des heures sombres, un fonceur comme Aimé Séne (HERTZ) ou Ndéye Tabaski Thiam (RACINE) ont compris que la relance ne se fera jamais sans le concours des nationaux. Aussi, pour des ressources humaines adaptées aux besoins de l'économie, rien de mieux qu'une formation de qualité, portée par des nationaux. Avec Sup de Co de la famille Sy, BEM de Madické Diop, ISM d'Amadou Diaw ou encore IAM de Guirassy, le Sénégal n'a pas à "rougir"…

Dans le secteur des hydrocarbures, aussi incroyable que cela puisse paraître, malgré la razzia de Total, renforcée par la "cession ou location" de quelques stations de Touba Oil et son partenariat avec Orange, confortant sa domination sur le marché, les nationaux ne cessent de grignoter des parts de marché.

Des parts de marché ! Voilà ce qu'attendent les Promoteurs privés immobiliers. Malgré les promesses, le constat est que les grands travaux de l'Etat tombent plutôt entre les mains d'entreprises étrangères. Idem dans le secteur des TIC. Que ce soit le visa biométrique,  les cartes d'identité numérisées, le logiciel de solde… presque tout a été confié à des étrangers.

Dans le secteur bancaire, on observe une nette domination franco-marocaine. Sur les 23 entités en présence, seules 3 sont détenues par des capitaux plus ou moins nationaux. Pris entre le marteau des exigences internationales et l'enclume du patriotisme économique, le Port Autonome de Dakar (PAD) a dû retirer le bonbon de la bouche des nationaux, pour répondre aux besoins de mise à niveau.

Alors, comment parler de l'économie sénégalaise sans conter la success-story de Kabirou Mbodje (WARI), sans entendre Serigne Mboup (CCBM), sans recueillir les analyses de Mor Talla Kane (CNES) et les recommandations de Baïdy Agne (CNP)? Autant d'acteurs qui ont une seule et unique passion : le Sénégal.

 

SourceSeneplus